Semaine de prière Semaine en cours Non catégorisé

 

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Plusieurs formules permettent aux chrétiens d’un même lieu de faire mémoire ensemble de la Passion : autour de la lecture de la Passion et d’autres textes bibliques, d’un « chemin de croix », en participant aux offices d’une communauté, etc.

Quand ce moment de prière et de méditation se déroule sur le temps de midi, il invite à un « jeûne œcuménique », plus ou moins agrémenté de pain et d’eau, de pain et de pommes, de thé ou de café…

Une offrande dont la destination aura été soigneusement choisie par les organisateurs peut être faite à l'issue de ce temps (association d’accueil de familles de détenus, d’accueil de sans papiers ou sans abri, etc.)

Ce rassemblement interconfessionnel du Vendredi Saint peut être l’occasion d’inviter l’ACAT à participer activement à la préparation et au déroulement de la prière.

 

Autour de la lecture de la Passion et de la Bible en général

Sur le temps de midi, dans un lieu de culte, une lecture d’un récit de la Passion, précédée par exemple d’une lecture tirée du livre d’Isaïe, de psaumes, suivie d’une prédication et d’une prière d’intercession, avec des temps de silence, musique et chants. On peut terminer par un partage de pain et d’eau.

Lecture de la Passion dans un lieu public.

Lecture des 150 Psaumes, entrecoupée de temps de silence et de musique, dans une traduction de la Bible en français courant, de 9h à 17h30. Les Églises et communautés se répartissent les créneaux horaires de la lecture et de l’animation.

Une célébration de la Passion en deux temps et lieux : accueil, chant et prière dans l’un, marche silencieuse jusqu’à l’autre où est célébré un office œcuménique centré sur la méditation de la Passion. Exemple de communication sur un événement oecuménique le Vendredi Saint.

 

Autour du traditionnel « chemin de croix »

Un chemin dans les rues de la ville entre 12h et 14h, départ de la Cathédrale, ensuite arrêt devant un lieu d’hébergement de sans abri, le tribunal, le CADA, la mairie, le commissariat de police, et fin au temple. À chaque arrêt, lecture d’un extrait de la Passion du Christ, suivie par un bref temps de méditation ou de prière, et d’une prédication plus développée au temple, par des représentants des différentes Églises de la ville. La déambulation se fait à la suite de la croix du Christ, et on distribue des flyers expliquant la symbolique du Carême et de Pâques pour les chrétiens.

Marche silencieuse avec la croix pour se rendre d’un lieu de culte à un autre (en soirée).

Une marche d’église en église avec les sept paroles du Christ en croix. Entre chaque lieu, marche silencieuse, méditation ou échanges. Sur place, chaque Église prépare un temps de prière propre à sa tradition à partir de deux ou trois des sept paroles du Christ en croix.

 

Participation à la liturgie d’une Église

Participation à la liturgie du Vendredi Saint dans une église orthodoxe ou une église catholique.

 

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CONNAISSANCE MUTUELLE

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Oecuménisme spirituel

logo seul  Le Conseil œcuménique des Églises et l’Église catholique romaine encouragent toutes les pratiques de piété, de prière et de culte qui entretiennent les racines spirituelles de l’œcuménisme. Ancrée dans le rapport des chrétiens avec le Dieu Trinité, dans leur vision de Dieu et de son désir d’unité, la prière est le cœur de l’œcuménisme spirituel. Elle s’exprime dans la piété personnelle et dans la liturgie, montrant que l’unité et la diversité sont deux dons complémentaires du Christ à l’Église. L’unité est à la fois un don et une tâche, les chrétiens nourrissent une espérance qui ne faiblit pas, orientée vers la vision finale du peuple de Dieu vivant dans l’harmonie. 

 

 Le Groupe mixte de travail formé en 1965 entre le Conseil œcuménique des Églises et l’Église catholique romaine donnait dans l’annexe B de son neuvième rapport quelques recommandations pratiques aux Églises pour que les racines spirituelles de l’œcuménisme puissent se manifester plus pleinement. Celles-ci sont regroupées en cinq catégories:

1) les occasions de prier ensemble, en mettant l'accent sur la façon dont les participants nouent le dialogue les uns avec les autres pendant la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, en trouvant de nouvelles façons d'utiliser le calendrier œcuménique de prière, en encourageant les études bibliques œcuméniques et en insistant sur les répercussions des prières pour l’unité durant les célébrations liturgiques ;

2) les occasions de témoignage œcuménique, par des visites œcuméniques permettant de donner un visage humain au mouvement œcuménique, par la reconnaissance de la force du témoignage des responsables œcuméniques et par la mise en contact des jeunes qui s’intéressent à l’œcuménisme avec les milieux œcuméniques ;

3) les occasions d'offrir l’hospitalité œcuménique, lors des rites de passage, en soignant tout particulièrement la préparation à l’hospitalité œcuménique et en invitant des chrétiens issus d’autres traditions à participer à un voyage éducatif mettant l’accent sur les racines spirituelles de l’œcuménisme ;

4) les occasions d'engagement dans un programme, au moyen d'études bibliques communes ou de projets de mission commune ou autres engagements communs qui ravivent l’élan œcuménique ;

5) les occasions favorisant la formation œcuménique, en encourageant les universitaires à puiser volontairement et explicitement dans les racines spirituelles de l’œcuménisme. Le GMT recommande en particulier que les voyages éducatifs puissent devenir une occasion de faire participer des chrétiens issus de différentes traditions à des rencontres destinées à promouvoir le dialogue et l’échange de dons spirituels.

Source : http://www.oikoumene.org/fr/resources/documents/commissions/jwg-rcc-wcc/summary-of-the-ninth-report

 

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Dans le Message qu’il a adressé aux communautés chrétiennes à l’occasion de son 25ème anniversaire en décembre 2012, le Conseil d’Églises chrétiennes en France a rappelé l’importance de la prière interconfessionnelle. Régulièrement le CÉCEF a encouragé les chrétiens à prier ensemble, notamment à l’occasion de Pâques, dans des célébrations œcuméniques ou dans des invitations réciproques aux offices. Récemment, en promouvant l’écriture d’un nouveau cantique ayant pour thème l’unité chrétienne, le CÉCEF a de nouveau cherché à encourager cette prière commune de tous les chrétiens.

Par ailleurs, dans ce même Message, le CÉCEF a souhaité qu’en réponse à l’appel du Troisième Rassemblement œcuménique européen à Sibiu (2007) les chrétiens organisent localement une journée annuelle de réflexion et de prière en faveur de modes de vie respectueux de l'environnement et des rapports humains.

Pour présenter les nombreux visages de l’œcuménisme spirituel aujourd’hui, il a été confié au centre œcuménique Unité chrétienne la construction de pages Internet, qui seront enrichies au fil du temps, contenant diverses ressources. 

 

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Semaine de prière

Partage

Carême - Pâques

 

Temps pour la Création

 

 

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Des éléments de connaissance mutuelle

Nous connaissons en fait peu la façon dont les uns et les autres vivent le temps de Carême, et celui du dimanche des Rameaux et de Lazare à Pâques. Les termes utilisés ne sont pas toujours bien compris par les fidèles d’une autre confession. Nos rythmes liturgiques sont différents. Vous trouverez ici des éléments de vocabulaire suivis d'une brève présentation de la semaine sainte telle qu'elle est vécue successivement dans l'Eglise catholique romaine, dans les Eglises issues de la Réforme en France et dans l'Eglise orthodoxe.

Le sens des mots

Eucharistie, messe, (Sainte) Cène, repas du Seigneur et divine liturgie désignent les rites par lesquels les différentes confessions chrétiennes honorent le même commandement de Jésus à la Cène : « faites cela en mémoire de moi ». Mais qu’en est-il des mots célébration, liturgie, culte… ?

Sens des mots utilisés dans l’Église catholique

Source : le portail de la liturgie catholique : http://www.liturgiecatholique.fr/

Célébration

Réunion nombreuse (celeber en latin = nombreux). Quelque soit le nombre de participants une célébration représente toute l’Église (cf. concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium 41).

Dans les faits aujourd’hui on parle de célébration (pour un mariage ou des obsèques), pour un temps de prière ou de sacrement sans eucharistie.

Messe

Du latin missa (renvoi : acte de congédier les fidèles au terme de la liturgie eucharistique: ite missa est).Depuis le IVème siècle le terme désigne la liturgie eucharistique latine. eucharistie

Eucharistie

Le terme signifie « action de grâces ». L’Eucharistie tire son nom de la bénédiction prononcée par Jésus lors de la dernière Cène : « Prenant le pain, il rendit grâce » (eucharistesas en grec). Le mot messe désigne plutôt l’ensemble des rites par lesquels on célèbre l’eucharistie. Il n’y a qu’un seul mystère eucharistique mais de nombreux rites différents peuvent le mettre en œuvre (rites latins, rites orientaux, rite tridentin…).

Liturgie

Étymologiquement « service public ». Œuvre faite au bénéfice du peuple, et par extension, par le peuple.

Au sens large on appelle liturgie une célébration chrétienne ritualisée (cf. concile Vatican II, Sacrosanctum concilium 7).

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Vocabulaire orthodoxe

Canon : Ce mot signifie à l’origine règle ; il a de nombreux sens. Dans le cas des offices, il s’agit d’un recueil d’odes et de textes liturgiques

Divine Liturgie : liturgie vient du mot grec leitourgia qui signifie “œuvre du peuple“. Il s’agit en effet d’une œuvre commune présidée par l’évêque, ou le prêtre par délégation, au nom du Seigneur avec le peuple des fidèles qui sont co-liturges.

liturgie orthodoxe Le mot “liturgie“ désigne le plus souvent la célébration de l’Eucharistie avec la consécration des Saints Dons et la communion (l’équivalent de la Messe catholique). Pour plus de précision on la qualifie souvent de “Divine Liturgie“.

La liturgie la plus fréquemment célébrée est celle de saint Jean Chrysostome (344-407). La liturgie de saint Basile (329-379) dont le canon est sensiblement plus développé est célébrée pendant le Carême et la semaine sainte.

Epithaphios : ce mot vient du grec epi, dessus et taphos, tombeau. Il désigne une pièce de tissus orné de riches broderies représentant la mise au tombeau du Seigneur et les lamentations de sa Mère et des autres personnages présents. Le vendredi saint, l’épithaphios est porté solennellement depuis l’autel jusqu’au milieu de l’église sur une table symbolisant la sépulture et exposé à la vénération des fidèles.

Higoumène : supérieur d’un monastère, l’équivalent d’un abbé en occident.

Liturgie des présanctifiés : c’est un office de vêpres particulier au carême et à la semaine sainte auquel est adjoint un service de communion : on communie à des Dons consacrés lors de la Divine Liturgie du Dimanche précédent. La Liturgie des Présanctifiés est célébrée les mercredis et vendredis de carême ainsi que les trois premiers jours de la semaine sainte ; pendant le carême on ne célèbre pas la Divine Liturgie en dehors des samedis et dimanches.

Tropaire : strophe poétique résumant le sens d’une fête

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Sens des mots utilisés par les protestants en France

Célébration

Cérémonie religieuse marquant un événement particulier.

Eucharistie

Le terme signifie « action de grâce », ce que fait Jésus au moment de son dernier repas avec ses disciples. Ce terme n'a pas été gardé par la Réforme pour signifier le "repas du Seigneur". Aujourd'hui il est employé particulièrement dans les relations œcuméniques.

Culte

Rassemblement autour de la lecture de la Bible et de la prédication. Il est ressourcement indispensable, mais ne suffit pas à la vie chrétienne.

Cène ou Sainte Cène (du latin cena, le repas)

Appellation protestante habituelle pour nommer le sacrement du dernier repas de Jésus. Il fait "mémoire" de Jésus selon sa demande (Luc 22, 19). La Sainte Cène n’est pas nécessairement célébrée dans chaque culte.

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Liturgie

C'est "l'ordre du culte" qui formalise le déroulement d'un culte selon la décision des Synodes dans les Églises luthériennes et réformées. Les Églises évangéliques n'utilisent généralement pas ce mot.

Temps de louange

Dans des Églises évangéliques il y a souvent un temps de lectures bibliques, chants de louange et prières spontanées ou préparées. La forme est assez libre.

 

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La semaine sainte

La semaine sainte dans l’Église catholique de rite latin (c’est-à-dire selon le Missel romain) : courte présentation.

La semaine sainte est en fait la dernière semaine du carême, temps de préparation à Pâques. Nombre des rites célébrés en cette semaine semblent trouver leur origine dans ceux qui étaient célébrés à Jérusalem dans les premiers siècles, où l’on souhaitait revivre sur les lieux mêmes les étapes de la passion du Christ.

Elle commence par le dimanche des Rameaux et de la Passion, le dimanche qui précède le dimanche de Pâques (« En ce jour, le Christ Seigneur entre à Jérusalem pour accomplir son Mystère pascal[1] »). L’évangile de l’entrée du Christ à Jérusalem est lu, devant une assemblée porteuse de rameaux, et qui entre dans l’église en procession après la lecture (« Et maintenant, avançons comme les foules de Jérusalem heureuses d’acclamer le Messie »). L’évangile du jour est celui de la passion selon celui des synoptiques lu au cours de l’année.

Le lundi, le mardi et le mercredi de la semaine sainte ne comportent pas de liturgie particulière (sinon les oraisons et les lectures de la messe du jour).

messe chrismale Le jeudi de la semaine sainte est célébrée, le matin, la messe chrismale (qui peut être, et est souvent, anticipée au soir d’un des trois jours précédents). Messe concélébrée par l’évêque avec les prêtres de son diocèse, et la participation des diacres ; l’évêque y consacre le saint-chrême et bénit l’huile des malades et l’huile des catéchumènes : les « saintes huiles » qui serviront à la célébration des sacrements (baptême, confirmation, ordination, onction des malades, rites catéchuménaux…) tout au long de l’année liturgique. C’est également au cours de cette messe qu’a lieu la « rénovation des promesses sacerdotales » des prêtres présents.

On appelle « triduum pascal » les trois jours du jeudi, du vendredi et du samedi saint.

Le jeudi saint au soir est célébrée la messe en mémoire de la cène du Seigneur. Les lectures précédant l’évangile sont un long passage d’Ex 12 et 1 Co 11,23-26 ; on notera le « c’est-à-dire aujourd’hui » du récit de l’institution de l’eucharistie dans la prière eucharistique (« Au moment d’être livré, et d’entrer librement dans sa passion, c’est-à-dire aujourd’hui, il prit le pain… »). On procède aussi au rite du lavement des pieds (l’évangile du jour est Jn 13,1-15). À la fin de la messe, les hosties consacrées qui n’ont pas été consommées, et qui serviront pour l’office du lendemain, sont solennellement portées en procession au lieu où est gardée la réserve eucharistique ; « les fidèles sont invités à poursuivre l’adoration devant le Saint-Sacrement pendant une partie convenable de la nuit ».

Le vendredi saint, normalement vers quinze heures, mais en fait en soirée pour que les fidèles puissent y participer[2], est célébré l’office de la passion du Seigneur. Il ne d’agit pas d’une messe, mais d’une célébration comportant trois parties :

-          La liturgie de la Parole : les lectures, Is 52,13-53,12, des passages d’Hb 4 et 5, et la passion selon saint Jean, sont suivies d’une longue prière universelle pour l’Église, l’unité des chrétiens, les Juifs, ceux qui ne croient pas en Jésus-Christ, ceux qui ne croient pas en Dieu, les pouvoirs publics, tous les hommes dans l’épreuve.

-          La vénération de la Croix (« Voici le bois de la Croix, qui a porté le salut du monde. Venez, adorons ! »). croix-christ-10

-          La communion aux espèces consacrées la veille (donc communion au Corps du Christ seulement).

Le samedi saint est un jour « aliturgique » (sinon la liturgie des heures), sans célébration de la messe, jour de méditation et de prière de l’Église « auprès du tombeau de son Seigneur ».

Le temps pascal commence avec le dimanche de la résurrection du Seigneur.

Dans la « nuit sainte » est célébrée la veillée pascale (elle a lieu en fait le samedi en soirée : « la messe de la veillée, même si elle est célébrée avant minuit, est la messe du dimanche de Pâques »).

Elle comporte quatre parties :

-          L’office de la lumière et l’annonce de la Pâque : le cierge pascal est allumé, hors de l’église, au feu nouveau ; l’assemblée entre en procession à la suite du cierge, chacun portant un cierge allumé ; l’annonce de la Pâque (chant de l’« Exsultet ») a lieu dans l’église à la seule lumière des cierges.

-          La liturgie de la Parole : au moins trois lectures de l’Ancien Testament (sur les sept proposées) dont Ex 14,15-15,1a, Rm 6,3-11, et l’évangile de la Résurrection dans celui des synoptiques qui est lu au cours de l’année. L’« alléluia » qui est chanté avec le psaume avant l’évangile prend d’autant plus de relief qu’on s’est abstenu de le chanter tout au long du carême.

-          La liturgie baptismale, dont une forme est proposée même en l’absence de baptêmes ; la rénovation de la Profession de foi baptismale a toujours lieu.

-          La liturgie eucharistique, qui n’a pas de caractéristiques propres (si ce n’est la bénédiction solennelle et le double « alléluia » de l’envoi).

Le dimanche, la liturgie est célébrée comme les autres dimanches.

La semaine qui suit le dimanche de Pâques, jusqu’au dimanche suivant, est la semaine dans l’octave de Pâques ; on célèbre la liturgie (messe et liturgie des heures) comme le dimanche de Pâques.

 

[1] « Rubrique » du missel, comme celles des citations suivantes qui ne sont pas empruntées à la liturgie elle-même (invitatoires).

[2] C’est en fait un chemin de croix qui est souvent célébré à quinze heures.

 

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Semaine Sainte "protestante"

Si la Réforme luthérienne a globalement conservé l'année liturgique avec ses fêtes, la Réforme calvinienne les a au contraire totalement supprimées : plus de carême, plus de cultes particuliers. Après un siècle de non-existence du protestantisme en France, sous l'influence du piétisme allemand et suisse, le calendrier liturgique sera peu à peu remis en valeur. Ce n'est qu'à partir de 1938 avec la naissance de l'Église Réformée de France, qu'une liturgie des fêtes sera officiellement reprise.

Carême

Le protestantisme français n'en garde que l'esprit : une préparation à l'événement pascal, sans pratiques particulières. Aujourd'hui conférences, actions de solidarité, souvent œcuméniques, en sont les principales formes.

Semaine sainte

Il s'agit avant tout de faire mémoire de ce temps de la Passion. La lecture de textes bibliques est donc au centre de ces moments le jeudi et vendredi saints.

Rameaux

Lectures : Zacharie 9, Psaume 24, évangile de l'entrée royale de Jésus à Jérusalem (Mc 11 ou parallèles.). Souvent l'occasion de moments festifs avec les enfants.

Jeudi saint et vendredi saint

Des cultes avec Sainte Cène y sont généralement célébrés dans les traditions luthériennes et réformées, moins chez les évangéliques. Certaines Églises pratiquent le lavement des pieds ce soir-là. Ces cultes sont structurés par la lecture de récits de la passion, de prières et de chants.

Les habitudes dans les Églises protestantes et évangéliques varient selon les lieux. Chaque paroisse marque ce temps à son gré.

Quelques paroisses organisent un temps de prière chaque jour de la semaine.

Pâques

C'est la fête la plus importante de l'année liturgique : proclamation de la résurrection du Christ. Cependant, le culte avec Sainte Cène reste un culte ordinaire.

Selon une pratique ancienne venant des Églises luthériennes du Nord de l'Europe, une "Aube pascale" est parfois organisée localement.

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Semaine Sainte et Pâques dans l’Église orthodoxe

Le samedi de Lazare et le Dimanche des Rameaux (ou des Palmes) 

Entrée Christ Jérusalem Le Carême commençant un lundi s’achève le vendredi de la 6ème semaine : la période de 40 jours est alors close. Vient ensuite le temps de la Passion qui s’étend jusqu’au dimanche de Pâques ; le samedi, veille des Rameaux, appelé “samedi de Lazare“ occupe une place spéciale dans le calendrier liturgique : il est en dehors des 40 jours de pénitence du Carême ainsi que des jours douloureux de la semaine sainte. Il forme avec le dimanche des Rameaux (que les grecs appellent dimanche des Palmes) un prélude joyeux à ces jours douloureux. L’événement que commémore ce samedi est la résurrection de Lazare à Béthanie village qui est aussi le point de départ de l’entrée de Jésus à Jérusalem monté sur un ânon et acclamé par la foule (Jn 12, 13-14) que l’on commémore le dimanche. L’église est décorée de feuillages et des rameaux bénis sont distribués aux fidèles.

La Semaine-Sainte (ou Grande Semaine)

Les lundi, mardi et mercredi sont une préparation à la Passion avec un caractère accentué de deuil et de pénitence. Les jeudi, vendredi et samedi appartiennent aux solennités pascales, chacun de ces trois jours manifestant un aspect particulier du mystère de Pâques : la dernière Cène, la Crucifixion et le Tombeau du Christ.

Les trois premiers jours

Les vêpres du dimanche soir sont immédiatement suivies de l’office des matines du lundi saint appelé “office du Fiancé“ ; il en sera de même les deux jours suivants. D’une manière générale, tout au long de la semaine sainte les matines sont anticipées la veille au soir et les vêpres sont célébrées tôt dans la journée. Après les psaumes de matines et l’alleluia (contrairement à l’Église latine qui les supprime, l’Église orthodoxe multiplie les alleluia pendant le carême et la semaine sainte), on chante ce tropaire : “C’est minuit, le fiancé arrive, et heureux le serviteur qu’il trouve vigilant, mais indigne celui qu’il trouve indolent. Mon âme, sois attentive, ne te laisse pas appesantir par le sommeil, pour ne pas être livrée à la mort et devenir étrangère au Royaume, mais redresse-toi et appelle : Saint, Saint, Saint es-tu, Seigneur notre Dieu ; par les prières de la Mère de Dieu, aie pitié de nous“

On fait mémoire principalement :

-          le lundi, du patriarche Joseph car haï et vendu par ses frères puis emprisonné, Joseph est une figure du Christ souffrant ; on fait également mémoire du figuier maudit par le Christ, qui portait des feuilles mais aucun fruit.

-          le mardi, de la parabole évangélique des Dix Vierges qui vont à la rencontre du Seigneur.

-          le mercredi, de la femme qui versa  du parfum sur le Seigneur.

Dans beaucoup d’églises, le sacrement de l’onction est conféré le soir du mercredi saint aux fidèles qui le désirent.

En ces trois premiers  jours saints l’office des vêpres est une liturgie des Présanctifiés ; on désigne par là un office de vêpres auquel s’ajoute un service de communion à des saints dons consacrés lors de la Divine Liturgie du dimanche précédent. Au cours de ces offices et de ceux qui les précèdent on lit des passages de l’Ancien Testament (du Livre d’Ézéchiel qu’on lira toute la semaine, du Livre de l’Exode qui expose les souffrances du peuple juif captif en Égypte et dont la délivrance est le prototype de la Pâque chrétienne, du Livre de Job qui dans ses afflictions est une figure de Jésus-Christ) et du Nouveau Testament, notamment de l’Évangile de Saint Matthieu annonçant le retour du Christ de manière subite et inattendue.

Jeudi Saint

Le jeudi saint nous introduit dans le mystère pascal ; il en commémore la première partie, à savoir la Cène mystique, à laquelle s’ajoutent le Lavement des pieds, la trahison de Judas, la Prière suprême du Christ à Gethsémani et le reniement de Pierre.

Les matines sont chantées le mercredi soir. Il n’y a plus d’“office du Fiancé“, son tropaire est remplacé par celui de “l’impie Judas pressé par la fièvre de l’argent“.  

Le jeudi matin, les vêpres sont chantées avant la Divine Liturgie (de saint Basile). On lit à la Liturgie le passage où saint Paul expose l’institution de l’Eucharistie : “Le Seigneur Jésus, la nuit où il fut livré, prit du pain…“ (1 Co 11, 23). L’Évangile composé à partir des textes de Matthieu, Jean et Luc rassemble les événements commémorés en ce jour jusqu’au reniement de Pierre. Les fidèles s’approchent en grand nombre pour communier. Le chœur chante ce tropaire : “À l’immortelle et sainte table que le Maître a préparée dans la chambre haute, venez, fidèles, prenons part en élevant nos cœurs ; car le Verbe est présent là-haut : nous l’avons appris du Verbe lui-même, dont nous chantons la gloire“.

À la fin de la Divine Liturgie, dans les églises cathédrales ou les monastères, si c’est l’usage, l’évêque ou l’higoumène célèbre l’office du lavement des pieds. Pendant la lecture de l’évangile de Jean (13, 1-11), l’évêque (ou l’higoumène) accomplit les gestes décrits, lavant les pieds de 12 personnes.

Vendredi saint

Ce jour-là nous suivons Jésus jusqu’au Golgotha à la manière de sa mère, de Jean et des saintes femmes qui ne l’abandonnèrent pas.

La journée liturgique commence le jeudi soir par l’office des “douze évangiles“ qu’on appelle aussi l’office des “Saintes Souffrances“ qui constitue les matines du vendredi saint. On lit une série de textes évangéliques constituée de douze parties de façon à former un récit de la Passion qui n’omette presque aucun détail. Entre chaque lecture, le chœur chante des textes méditatifs de grande beauté.

Au cours de la journée du vendredi, les heures canoniales (prime, tierce, etc…) égrènent les textes bibliques favorisant la prière et la méditation à propos des évènements et des souffrances de Jésus, notamment le célèbre “serviteur souffrant“ d’Isaïe (Is 52, 13 – 54, 1).

Le vendredi saint aucune liturgie eucharistique n’est célébrée et aucun service de communion n’a lieu.

epitaphion Les vêpres, célébrées dans l’après-midi constituent l’office de “l’ensevelissement“. À la fin de l’office une procession parcourt l’église : on transfert l’épitaphios (une pièce de tissu sur la quelle est représentée, peinte ou brodée la mise au tombeau du Christ) depuis l’autel jusqu’au tombeau préparé au milieu de l’église ; le chœur chante très solennellement sur une mélodie ornée et particulière le tropaire du noble Joseph : “Le noble Joseph descendit du bois ton corps très pur,  l’enveloppa d’un linceul immaculé et couvert d’aromates, il le déposa dans un sépulcre neuf“. Le prêtre encense l’épithaphios, l’asperge d’eau parfumé, y dépose l’évangéliaire et y répand des fleurs. Les fidèles s’approchent pour vénérer le tombeau du Christ en se prosternant. Le chœur chante : “venez et bénissons le souvenir de Joseph d’Arimathie…“

Samedi saint

Le samedi saint on fait mémoire de la sépulture et du séjour aux enfers de Notre Seigneur qui fait passer le genre humain de la mort à la vie. Les matines sont généralement célébrées le vendredi soir et pour la première fois on ne chante plus l’alleluia de carême.

Face au tombeau recouvert de l’épithaphios on chante les très émouvantes plaintes sur le tombeau, en les liant aux versets du psaume 118 divisé en 3 parties. Plusieurs autres chants et lectures suivent, une procession a lieu autour de l’église avec l’épithaphios et on fait lecture de la prophétie d’Ézéchiel sur les ossements desséchés que l’Esprit vient revêtir de chair et animer (Ez 37, 1-14).

À la fin des matines du samedi saint les fidèles viennent à nouveau vénérer le tombeau comme à la fin des vêpres.

Le samedi matin les vêpres suivies immédiatement de la Divine Liturgie de Saint Basile anticipent sur le dimanche de Pâques et apportent le premier message de la Résurrection. L’épître (Ro 6, 4) affirme la Résurrection du Christ, mais c’est l’Évangile (Mt 28, 1-20) qui fournit le premier récit de la Résurrection que l’Eglise fasse entendre en ce temps de Pâques.

Toutefois la bénédiction finale ne mentionne pas encore la Résurrection. Le samedi saint annonce Pâques mais encore comme quelque chose d’intime. Ce n’est que dans la nuit suivante que l’Église va, avec toute la force de sa voix, proclamer que le Christ est ressuscité des morts.

Le dimanche de Pâques

La Résurrection du Christ est solennellement proclamée pendant les matines du dimanche de Pâques qui ont lieu vers le milieu de la nuit. Au début de l’office l’église est plongée dans l’obscurité, le célébrant apparaît un cierge allumé à la main et le chœur invite les fidèles à s’en approcher pour allumer leur propre cierge : “venez prendre la lumière à la lumière sans déclin et glorifiez le Christ ressuscité des morts“. Une procession se forme et s’arrête dehors à la porte de l’église ; après la proclamation de l’évangile de la Résurrection selon saint Marc (16, 1-8) le célébrant entonne le tropaire pascal : “Le Christ est ressuscité des morts, par la mort il a vaincu la mort ! à ceux qui sont dans les tombeaux il a donné la vie“. Ce tropaire est repris avec force et de nombreuses fois par les fidèles qui regagnent l’église toute illuminée.

On chante alors avec dynamisme et allégresse le canon de Pâques attribué à saint Jean Damascène dont voici quelques versets :

-          C’est le jour de la Résurrection, peuples, rayonnons de joie. C’est la Pâque, la Pâque du Seigneur. De la mort à la vie, de la terre au ciel, Christ Dieu nous a menés, chantant l’hymne de la victoire.

-          Venez, buvons le breuvage nouveau, non pas à la source qu’un miracle fit jaillir du rocher, mais au Christ la source incorruptible qui s’élance du tombeau, notre force et notre joie.

-          Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée ; réjouis-toi et exulte Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi car ton Fils est ressuscité.

-          C’est le jour de la Résurrection, rayonnons de joie en cette solennité. Embrassons-nous les uns les autres ; disons : frères, même à ceux qui nous haïssent ; pardonnons tout à cause de la Résurrection.

Les fidèles s’embrassent les uns les autres en disant “Le Christ est ressuscité !“ à quoi on répond : “En vérité, il est ressuscité !“ Cette manière de se saluer va demeurer pendant tout le temps pascal, jusqu’à l’Ascension.

Pour faire cesser le brouhaha général qui règne à ce moment dans l’église, un lecteur donne à entendre la très belle homélie de saint Jean Chrysostome pour la fête de Pâques, dont voici quelques extraits :

“…Celui qui a travaillé dès la première heure recevra aujourd’hui le juste salaire ; celui qui arriva seulement après la sixième heure peut s’approcher sans effroi : il ne sera pas lésé ; si quelqu’un a tardé jusqu’à la neuvième heure, il pourra venir sans aucune hésitation, l’ouvrier de la onzième heure ne souffrira pas de son retard. Car le Seigneur est généreux : il reçoit le dernier comme le premier… Tous entrez dans la joie de votre Maître… Abstinents ou oisifs, fêtez ce jour ; que vous ayez jeûné ou non, réjouissez-vous aujourd‘hui. Le festin est prêt, venez donc tous. Le veau gras est servi, tous seront rassasiés. Mangez avec délices au banquet de la foi et venez puiser aux richesses de la bonté. Que nul ne pleure… Que nul ne déplore ses péchés : le pardon s’est levé du tombeau“.

La liturgie de Saint Jean Chrysostome, célébrée avec dynamisme et légèreté, suit immédiatement. L’épître qui consiste dans les premiers versets des Actes des Apôtres (1, 1-8) mentionne la Résurrection. Au lieu d’un évangile de la Résurrection, auquel on aurait pu s’attendre, nous entendons le Prologue de l’Évangile de Jean (1, 1-17)

Dans l’après-midi du dimanche de Pâques des vêpres très courtes sont célébrées. On y lit en plusieurs langues, si possible, l’évangile qui relate l’apparition de Jésus aux disciples le soir de Pâques dans la chambre haute dont les portes étaient fermées (Jn 20, 19-25). 

 

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